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أخبار عالميّة LE SUMMUM DU FASCISME ISRAELIEN : LA PENDAISON POUR «LES TERRORISTES» PALESTINIENS Par Larbi Bouguerra

نشر في  15 جانفي 2026  (18:28)

Par Larbi Bouguerra
Le ministre israélien de la Sûreté, le fasciste kahaniste Ben Gvir, condamné jadis pour racisme, ne faisait pas mystère de ses intentions: LA MORT AUX PALESTINIENS et il arborait, au revers de sa veste, un pin en forme de nœud coulant en or ! La Knesset a exaucé son vœu en votant la mort par pendaison pour « les terroristes palestiniens.»
Comme si Israël avait besoin d’une loi pour exécuter des Palestiniens alors que l’armée d’occupation exécute quotidiennement, à bout portant, femmes, enfants et personnel soignant à Gaza et en Cisjordanie ! Y compris à l'Université Bir Zeit de Ramallah hier!
La proposition de loi a été présentée par le député Limor Son Har Melech du parti de Ben Gvir, Otzma Yehudit (Force Juive) : « les terroristes palestiniens »de Cisjordanie doivent être condamnés à mort par pendaison. Depuis le 7 Octobre, des milliers de Palestiniens tombent sous le coup de ce texte immonde. Ce sont ces Palestiniens que l’on a vus dénudés, les yeux bandés, menottés parfois violés comme cela a été le cas au centre de détention de Sde Teiman où des soldats se sont permis des actes affreux sur ces Palestiniens….et qui ont été soutenus par des députés alors que l’armée tentait de les arrêtait !
L’exécution, d’après le texte voté, se fera par un agent du service pénitentiaire désigné par le directeur de ce service. Lors de l’exécution, doivent être présents : le directeur de la prison, un représentant judiciaire, un auditeur officiel et un membre de la famille du condamné. La loi autorise l’exécution de la sentence même si une quelconque de ces personnes est absente, pour éviter tout délai.
Le personnel pénitentiaire et l’Etat auront une totale immunité civile et criminelle pour avoir procédé à l’exécution. Les détails de cette exécution seront publiés sur le site électronique de la prison mais la loi sur la Liberté de l’Information ne s’appliquera pas aux détails de l’exécution. Les identités des personnes ayant procédé à l’exécution du condamné demeureront confidentielles. La loi votée en première lecture par le Parlement sioniste interdit toute réduction, commutation ou révocation de la sentence prononcée.
Les prisonniers condamnés à mort seront à l’isolement total, les visites étant limitées au personnel autorisé tout comme les consultations légales qui se feront uniquement visuellement, par vidéo.
La loi dispose que la sentence de mort pourra être imposée même en absence de demande de la part du procureur. Le verdict ne nécessitera que la majorité simple et non l’unanimité. Les procès seront conduits par des juges militaires du grade de lieutenant-colonel au minimum. Les exécutions devront se faire dans les 90 jours suivant le verdict final, en vertu d’un ordre d’exécution signé par un juge et sous la supervision du service des prisons.
La Knesset a approuvé cette loi scélérate en première lecture (il en faut 3) en novembre avec 39 voix pour et 16 contre.
Le quotidien Haaretz écrit qu’Itamar Ben-Gvir a célébré ce vote en distribuant des bonbons, en compagnie d’autres membres de son parti Otzma Yehudit. (Article de Noa Shpigel, 13 janvier 2026). Le ministre a révélé, au cours des discussions, que L’Association Médicale Israélienne a déclaré que la participation des médecins à des exécutions était éthiquement inacceptable.
Les conseillers juridiques de la commission parlementaire du Comité de Sécurité Nationale de la Knesset ont averti que le projet de loi soulevait de sérieuses inquiétudes constitutionnelles comme de rendre obligatoire la peine de mort et d’enlever aux juges leur liberté de décision dans la formulation de la sentence. Pour ces conseillers, comme la loi ne s’applique qu’aux Palestiniens de Cisjordanie jugés par des cours martiales, on crée ainsi un régime légal distinct qui peut être en contradiction avec les traités internationaux signés par Israël. On cite des cas où des gens ont été reconnus coupables et acquittés plus tard. On souligne « la difficulté inhérente » à la peine capitale qui ne laisse aucune possibilité de correction possible en cas de verdict de culpabilité erroné.
Les conseillers mettent en garde contre le fait que les principales dispositions sont formulées de manière vague….et notent que la loi ne s’appliquerait que lorsque la victime est un citoyen israélien, à l’exclusion des cas impliquant des résidents permanents ou des ressortissants étrangers.
De plus, aucune loi israélienne existante n’impose la peine de mort – y compris la loi sur les nazis et les collaborateurs nazis – et appliquer une telle mesure en Cisjordanie marquerait une rupture significative avec la politique législative de longue date d’Israël.
Plusieurs organisations de défense des droits humains ont condamné le projet de loi. L’Association pour les droits civiques en Israël a écrit que l’institution de la peine de mort « donnerait à l’État le pouvoir d’imposer la forme de punition la plus sévère et la plus brutale qui existe – la prise intentionnelle d’une vie humaine ».
L’association des droits civiques en Israël considère ce texte comme une autre étape vers la mise en place d’un « système juridique raciste conçu pour faire progresser une application sélective, oppressive et biaisée contre les Arabes palestiniens, par des moyens violents et antidémocratiques ».